L’usine Granuplast à Jassans émet des polluants atmosphériques bien au-delà des seuils légaux

Lors du Conseil communautaire du 20 décembre 2023, Emmanuel Dupit, élu Gleizé Renouveau, est intervenu pour dénoncer les risques encourus par la population du fait de la pollution engendrée par l’activité de l’usine Granuplast.

Monsieur le Président

En 2021, l’entreprise Granuplast, spécialisée dans le recyclage des matériaux plastiques, a été autorisée à s’implanter dans la zone industrielle de la Grande Borne, située sur la commune de Jassans-Riottier, et gérée par notre collectivité au titre de sa compétence « développement économique ».

Or la commune de Jassans-Riottier avait dès cette époque alerté sur les risques d’atteinte à l’environnement de cette activité, liée au procédé d’extrusion des matériaux, qui peut générer des composés organiques volatils potentiellement toxiques. Le commissaire en charge de l’enquête publique préalable à l’installation de Granuplast avait recommandé à la préfecture de l’Ain la mise en place d’une commission de suivi tripartite regroupant les représentants de la commune, de l’entreprise et des résidents, recommandation qui n’a jamais été suivie d’effet.

Depuis lors, les riverains de l’entreprise se plaignaient de nuisances olfactives et suspectaient des pollutions. Rassemblés au sein de l’association Les riverains de Jassans, ils ont demandé et obtenu la réalisation de relevés qui ont révélé des rejets atmosphériques dépassant largement les seuils légaux : 2,4 fois le seuil en ce qui concerne les COV considérés comme hautement cancérigènes, et 96 fois la concentration maximale autorisée de poussières de plastique, sans parler des rejets aqueux qui se déversent dans le réseau d’assainissement de l’Agglo !

La préfecture de l’Ain a donc mis en demeure l’entreprise de se mettre en conformité avec la loi dans un délai courant jusqu’au 14 janvier prochain. A défaut de respecter cette mise en demeure, Granuplast s’expose à des sanctions pénales mais aussi administratives, pouvant aller jusqu’à la fermeture de son site, option que la mairie de Jassans-Riottier souhaite voir retenue.

Alors que la CAVBS porte une responsabilité dans l’installation à proximité immédiate d’une zone résidentielle d’une entreprise génératrice de graves pollutions, comment comptez-vous, Monsieur le Président, assurer la sécurité de nos concitoyens jassanais face à cette menace pour leur santé ?

Plus globalement, au moment où nous sommes en cours d’élaboration de notre PLUiH, ne serait-il pas temps de s’interroger sur la place des ICPE sur notre territoire, et plus particulièrement au cœur de ses zones urbaines ?

Pour signer la pétition lancée par Les Riverains de Jassans, cliquer ici