Le 13 mars dernier, à quelques heures de la clôture de la campagne des Municipales, l’équipe de M. de Longevialle diffusait dans nos boites aux lettre un tract promettant notamment la défense de « l’identité gleizéenne« . Ce terme, d’usage fréquent dans le lexique de l’extrême-droite, nous avait interpellé, et l’élu GR Lionel François en avait fait la remarque lors du premier conseil municipal de la mandature, ce qui avait provoqué la réaction courroucée du maire.
Or l’expérience récente d’une de nos adhérentes montre qu’il est difficile de diffuser dans nos établissements publics (médiathèque, mairie) des informations sur des événements culturels se déroulant hors de notre commune. Apparemment, chez nous, « cela ne se fait pas« …
Pourtant, nombre d’habitantes et d’habitants de notre commune pourraient être intéressé.es par des festivals aussi ancrés dans le paysage culturel local que le Petit festival des Dindes folles à Rivolet, ou le Printemps véranais, festival de théâtre de rue se déroulant à Saint-Vérand. Et s’il manque de place pour tout afficher, d’autres tableaux d’affichage libre seraient les bienvenus dans les quartiers de Gleizé…
Ainsi, il semblerait que le souci de préservation de cette « identité gleizéenne » qui anime l’équipe municipale au pouvoir se traduise dans les fait par une forme de repli sur soi. Pour notre part, nous avons une autre conception de cette identité : être Gleizéenne ou Gleizéen, c’est vivre dans une commune aux facettes multiples, qui mêle ruralité et urbanité, et qui fait surtout partie d’un territoire lui-aussi varié, le Beaujolais, terre de traditions et d’accueil, où peuvent éclore de nouvelles formes d’expression culturelle.
Pour éviter que l’identité gleizéenne ne tourne à l’entre-soi, ouvrons-nous aux autres territoires, et aux événements qui les animent !






