Lors du Conseil communautaire du 22 avril, Emmanuel Dupit, élu Gleizé Renouveau, est intervenu à propos de la « Déclaration de projet n°1 emportant mise en compatibilité du plan local d’urbanisme intercommunal » suite a demande d’extension de la carrière Vicat d’Arnas :
Monsieur le Vice-Président,
Un nouveau mandat débute, mais visiblement et malheureusement, les vieilles habitudes demeurent sur les dossiers comme celui que vous venez de nous présenter.
En effet, quand le projet d’extension de la société Vicat avait été présenté pour la première fois en conseil communautaire, en juillet 2021, j’étais intervenu pour alerter sur des modalités de participation trop restrictives et le manque de communication sur les différents supports de notre collectivité pour inciter les habitant.es à s’intéresser à ce projet et à donner leur avis.
Cinq ans plus tard, rien n’a évolué : les modalités de concertation sont toujours aussi limitées, puisqu’aucun registre électronique n’est prévu en complément des registres physiques déposés en mairie d’Arnas et au siège de la CAVBS. On a donc le sentiment que vous partez du principe que ce dossier est technique et n’intéresse pas les habitant.es de notre territoire. D’ailleurs, Monsieur le Président a d’ores et déjà attribué le marché relatif à la mise en compatibilité du PLUiH dans ce dossier, par une décision du 5 février dernier, dont il nous a rendu compte dans le précédent point de l’ordre du jour, faisant fi du débat autour de cette délibération.
Comment dès lors ne pas avoir l’impression que tout est déjà décidé ? Voilà un exemple-type de méthodes qui éloignent peu à peu les citoyens de la politique. Pour notre part, nous restons convaincus que les habitant.es de l’agglo sont capables de s’intéresser à ces sujets pour peu qu’on leur en donne réellement les moyens.
Car il convient de rappeler que derrière ce dossier technique se cachent de réels enjeux politiques, puisque cette demande a pour principal objectif de pouvoir produire davantage de béton, certes localement, mais nous savons que ce matériau a un impact environnemental particulièrement fort, et qu’il convient de diminuer son utilisation au profit de matériaux plus vertueux. De plus, nous rejoignons l’avis transmis par la Mission Régionale d’Autorité Environnementale AURA qui souligne de très nombreux manquements au dossier sur les risques et dangers pour la population et l’environnement (qualité de l’air ou impacts sur l’espace Natura 2000 par exemple).
Enfin, les délais liés à cette demande ne peuvent que nous interroger : en effet, l’autorisation d’exploiter le site doit prendre fin en décembre 2030, et on nous demande aujourd’hui d’engager une procédure de révision du PLUiH voté il y a quelques mois. Sachant que la demande d’extension de l’entreprise Vicat date de 2021, et n’a pu aboutir avant la révision du PLUih, on peut se demander si le jeu en vaut la chandelle, mais aussi s’interroger sur la façon dont la société Vicat compte anticiper la fin de l’exploitation de son site du Pré de Joux, notamment en termes d’emplois et de restitution des espaces naturels.






